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Adélaïde Rouby

Adélaïde Rouby

Adélaïde Rouby

J’ai su très jeune que je voulais être éducatrice et m’occuper d’enfants handicapés.

Pendant trois ans, j’ai travaillé dans un service d’éducation motrice accueillant des enfants polyhandicapés de 4 à 10 ans et ce travail me correspondait vraiment.
Après une formation de monitrice-éducatrice à Nîmes et l’obtention de mon diplôme, j’ai pratiqué dans plusieurs structures avec des publics ayant des handicaps différents. La formation m’a apporté des outils pour aller plus loin dans la connaissance des difficultés de ce public et j’ai acquis une analyse plus fine.
Par la suite, je suis intervenue auprès d’adolescents “difficiles”, vivant en foyer, avec des troubles du comportement et du caractère. J’ai été confrontée à leur violence.
Puis, je suis partie vivre cinq ans en Polynésie française et là-bas j’ai participé à la création d’un service d’écoute téléphonique d’urgence pour les enfants maltraités. J’y ai également pratiqué mon métier auprès d’un public de personnes atteintes de trisomie 21. Des expériences très différentes mais toutes très formatrices.
Ce qui me plaît dans ce métier, même si on est parfois confronté à la souffrance, à la violence, c’est qu’il est tourné vers l’humain.

Après 10-12 ans de pratique, je ne me sentais plus bien dans de grosses équipes au fonctionnement parfois très lourd, où tout le monde ne s’impliquait pas de la même façon. À mon retour de Polynésie, en 2007, j’ai éprouvé le besoin de pratiquer différemment mon activité.
Je me suis rendue compte que je faisais beaucoup de choses autour du corps, de l’image de soi, du bien-être, de l’esthétique. Le corps est au centre de beaucoup de problématiques. Le diplôme d’esthéticienne me permettait de mettre une nouvelle corde à mon arc et de pratiquer également des massages. Alors, je me suis jetée à l’eau, forte de ma pratique de monitrice-éducatrice et de ma nouvelle formation d’esthéticienne.
Dans les ateliers beauté que j’ai mis en place, je travaille sur la valorisation de la personne. J’ai trois cibles : les adolescents auxquels je propose des modules sur l’acné, l’épilation-le rasage, le maquillage, les tatouages, souvent à la demande de points info-jeunesse ; les adultes et les personnes du 3e âge auxquels j’enseigne des techniques de manucure, de maquillage, de soin visage, de relaxation ; et les établissements accueillant des publics à long terme dans lesquels je travaille sur l’estime et le dépassement de soi, un travail plus en profondeur toujours en relation avec l’équipe soignante.

J’aurais sûrement abandonné si je n’avais pas été soutenue par la coopérative. L’accueil chaleureux, l’écoute, les encouragements m’ont donné envie de m’accrocher à mon but. Du coup, je parle beaucoup de Perspectives autour de moi…

Après avoir été toutes ces années salariée, j’avais du mal à m’imaginer isolée dans mon métier. La coopérative m’a offert une dynamique, une écoute, un accompagnement administratif, de la formation et l’occasion de rencontrer des gens pratiquant des activités très différentes.
Je suis rentrée en avril 2011 à Perspectives, j’ai démarré très doucement. J’ai eu une petite fille il y a deux ans et je n’ai vraiment pu commencer à me consacrer à fond à mon projet que récemment. Il faut maintenant que je le consolide et le développe. J’ai beaucoup d’idées de publics à atteindre, j’aimerais pouvoir travailler le lundi avec les personnes âgées, le mardi avec des personnes ayant des addictions, le mercredi avec des personnes en situation d’exclusion, des personnes hospitalisées en psychiatrie…
Je suis curieuse des gens et de ce qu’ils ressentent.

Mon problème, c’est peut-être de vouloir faire trop de choses, car cela m’oblige à créer des outils pour chaque public et prend beaucoup de temps.
Je dois encore améliorer ma communication, je manque un peu d’assurance là-dessus, même si je sais parfaitement ce que je veux faire.
Dans l’immédiat, je prépare un projet d’intervention dans un centre d’accueil de jour thérapeutique pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.
J’ai aménagé chez moi une petite cabine qui me permet de recevoir des personnes individuellement pour des massages ou des soins esthétiques.
Parallèlement, j’ai choisi de pratiquer bénévolement mon activité dans une association qui accompagne des femmes atteintes de cancer. Cela me renforce dans mon choix professionnel et me fait vivre des moments très forts d’échanges.

Ce qui me plaît dans ce métier, c’est qu’il est tourné vers l’humain. Après avoir été toutes ces années salariée, j’avais du mal à m’imaginer isolée dans mon métier. La coopérative m’a offert une dynamique, une écoute…

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